Suite du feuilleton “Naissance d’un patron” :
Introduction : “Poussez la porte de l’atelier …”
1er épisode : “Patronnage - 1ère étape”
2e épisode: “Du papier au tissu”
3e épisode : “Jamais 1 sans 2 !”
4e épisode : “Pour les beaux yeux d’une martingale”
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Terminer la phase toile + prototype est une source de grande satisfaction, mais cela veut aussi dire passer à une étape qui m’enchante beaucoup moins, et me prend quelques bonnes grosses journées de travail …
Alors, on prend sa respiration et …. on plonge son nez dans ses kilomètres de papier !
1ère étape : dessiner chaque pièce du patron dans toutes les tailles(ici 2 - 4 - 6 - 8 et 10 ans).
La méthode traditionnellement utilisée en modélisme est celle de la gradation.
La gradation consiste à agrandir ou diminuer proportionnellement un patron donné dans plusieurs tailles. Il faut appliquer des valeurs précises à des points précis de chaque pièce du patron : c’est un travail d’une extrême précision .
A la suite de ma formation, j’ai réalisé mes premiers modèles en suivant consciencieusement ce que j’avais appris (et détesté, il faut bien le dire !), et je me suis assez vite aperçue que cette méthode était d’autant plus contraignante (et abstraite à mes yeux) que dans le cas de modèles un peu compliqués ou originaux, je me retrouvais avec de grosses interrogations sur les valeurs à appliquer à certains points et des approximations qui rendaient le résultat final imparfait dans certaines tailles.
Comme je n’ai pas le super logiciel de pro qui te fait ça en quelques minutes (…), je me suis rapidement dit que quitte à conserver la bonne vieille méthode manuelle, autant ne faire confiance qu’à moi-même et effectuer mes élargissements à partir du gabarit de chaque taille (comme expliqué dans mon premier billet).
Résultat : un travail tout aussi rébarbatif (!), mais beaucoup plus sécurisant quant au résultat qui me garantit une proportion harmonieuse pour chaque taille.
Mon patron comportant 14 pièces différentes, me voici donc à la tête de 70 pièces à dessiner !
“Patience et longueur de temps …”
Une fois cette sympathique récréation terminée,
2ème étape : réaliser la planche finale.
Encore une fois, je crois que je me distingue par mon inclination pour la méthode 100 % manuelle !
En l’absence de moyens techniques de pro, on peut numériser soi-même le patron en scannant chaque pièce et en la retravaillant sur ordinateur. J’y préfère l’autre travail de petite fourmi, celui qui se contente de la règle et du crayon.
Un de ses avantages : en cas d’erreur, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même !
Son GROS inconvénient : travailler d’une traite sur le papier sans droit à la rature …
Etape détestée s’il en est … mon cher entourage sait qu’il vaut mieux raser les murs quand je suis penchée sur ma planche !
Décalquer trait après trait, courbe après courbe, disposer chaque pièce de manière lisible, avancer à tout petits pas …
jusqu’à la dernière pièce !
Ensuite, noter les légendes, repères, indications de coupe sans en oublier un (de peur de vous faire perdre patience avant même que vous touchiez à votre tissu !)
Voilà, un peu de repos bien mérité ; la suite se passera devant l’écran …
(et pour ceux qui tenteraient désespérément de zoomer sur ces photos pour découvrir le petit nom de ce patron en avant-première, je vous arrête tout de suite, y’a rien à voir pour l’instant ! :-p )
Très bon we à tous !




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